Dans un monde où l'on dénonce le citoyen cynique, peut-on s'interroger sur la pertinence de blâmer le citoyen désabusé et, trop souvent, systémique roulé dans la farine? La prise de conscience du pouvoir de l'action collective, à l'instar des événements actuels au Maghreb, montrent une voix d'expression de l'engagement citoyen. Ce principe est tout aussi applicable aux pays occidentaux, même si les problématiques relèvent d'un tout autre ordre. Perçoit-on l'intérêt public à travers les décisions prises par nos dirigeants? Je joins ci-dessous une lettre d'opinion publiée dans le journal Le Devoir le 3 mars dernier. Le lien officiel est disponible ici:
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/317946/libre-opinion-le-citoyen-eponge
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Depuis plusieurs mois règne un climat de morosité ambiante, lequel contamine progressivement toutes les couches de la société québécoise: allégations très sérieuses de corruption dans l'industrie de la construction, proximité douteuse entre d'importants donateurs du parti au pouvoir et l'appareil d'État, refus catégorique de déclencher une enquête publique pour faire la lumière sur ces allégations... Sans compter la loi spéciale obligeant les procureurs de la Couronne et juristes de l'État à servir l'intérêt public au rabais, ainsi que le refus de tenir un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste.
Peut-on blâmer le citoyen de se révolter contre ces situations inacceptables? Malgré l'évidence du droit à la liberté d'expression et de contribution à l'espace démocratique, il appert que oui, en le taxant de défaitisme, d'incapacité à comprendre les enjeux ou d'être un misérable nombriliste affublé du syndrome du «pas dans ma cour». Et dans un autre souffle, on ridiculise l'absence de mobilisation citoyenne. Tout pour décourager la participation, en insistant complaisamment sur l'impossibilité de changer le système et sur la faiblesse de la participation active.
La pétition réclamant la démission du premier ministre en est un bel exemple: certes, elle amalgamait plusieurs enjeux pouvant contribuer à mystifier la source de l'insatisfaction et oui, on ne peut démettre un premier ministre de ses fonctions en régime parlementaire de type britannique. Mais justement, et si les citoyens avaient instinctivement compris qu'il ne faut pas agir sur une seule conséquence, chouchoutée par un puissant lobby, mais plutôt sur la cause, à savoir l'intégrité gouvernementale et la volonté éprouvée de servir l'intérêt public? Un débat authentique doit servir à déterminer, parmi quelques options, lesquelles servent le mieux l'intérêt public, pas à défendre l'enrichissement éhonté d'une minorité à partir des richesses collectives! Cette dernière pratique ne constitue pas de l'entrepreneuriat très risqué.
Le morcellement du tissu social et l'hyperindividualisation permettent de favoriser un clientélisme ne répondant pas aux besoins de la collectivité. L'État doit être une source d'enrichissement collectif et de redistribution des richesses afin de pallier les inégalités structurelles du système capitaliste. Les dernières années ont amplement montré les conséquences funestes d'un capitalisme débridé qui ne profite ultimement qu'à une oligarchie bien organisée.
Lorsque le contrat social entre le gouvernement et ses citoyens est renié de facto par les agissements du gouvernement, il faut de toute urgence en redéfinir un nouveau. Lorsque les sophismes les plus creux sont utilisés au plus mauvais escient (il faut que les compagnies gazières «explorent» pour acquérir des données critiques pour l'exploitation, les procureurs gagnent plus cher que le citoyen moyen) en omettant de poser des bases crédibles de causalité, je suis inquiet.
De quel droit ose-t-on blâmer le citoyen qui peine à épargner alors que les tarifs gouvernementaux explosent, que les coûts sont incontrôlés, et ce, dans un monde basé sur la surconsommation systémique? Citoyens, engageons-nous, prenons conscience de la gravité de la situation et n'agissons pas sur la base de voeux pieux. Mais surtout, ne tombons pas dans le cynisme. Pour paraphraser le slogan utilisé durant la grève des procureurs de la Couronne: à qui profite une population cynique et désabusée?
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Alexandre Brodeur - Étudiant à la maîtrise en ingénierie, Université du Québec à Chicoutimi
5 mars 2011
29 octobre 2009
La grippe A(H1N1) enfin démasquée
Rebonjour! Je n'ai pas détruit de temple, il m'a fallu plus de 3 jours pour rebâtir les jalons de ce blogue. M'enfin comme dirait Gaston Lagaffe, me revoilà. Et dans quoi, une surenchère d'actualité. Deux choix s'imposent à nous en ces jours moroses: la grippe A(H1N1) et l'Omertà version Montréal. Je traiterai ultérieurement dans ce nid de guêpes qui a besoin de quelques coups de pieds bien placés et de quelques exterminateurs plus que motivés. Mais pour l'instant, je reproduis ci-bas un article que j'ai rédigé pour le compte du journal étudiant de l'Université du Québec à Chicoutimi, le Griffonnier.
Les dessous de la grippe A(H1N1)
Depuis plusieurs siècles, au fur et à mesure que l’être humain se targue d‘améliorer son mode de vie, l’espérance de vie a progressé de manière spectaculaire. Cependant, le combat contre les maladies infectieuses semble s’apparenter au mythe de Sisyphe, toujours à recommencer. Sauf qu’au lieu de gravir éternellement une roche sur une montagne, l’humanité a lutté successivement contre le choléra et la peste bubonique au Moyen Âge, a encaissé le Grippe Espagnole au début du XXe siècle. De manière plus récente, souvenons-nous des épidémies de grippe aviaire ainsi que du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère. Cette année, une nouvelle souche de grippe, la désormais célèbre A(H1N1), est élevée au stade de pandémie depuis quelques mois. Des campagnes majeures de vaccination débutent dans la plupart des pays du monde. Plusieurs interrogations subsistent quant à la nécessité de la vaccination massive et sur le protocole d’approbation du vaccin. De plus, un nombre grandissant de théories conspirationistes foisonnent sur la toile, mais aussi dans le cadre de conférences publiques. Les autorités tentent de convaincre la population de se faire vacciner, la meilleure manière selon elles de réduire les impacts du virus. Entre les deux, le citoyen, dubitatif, s’interroge. Survol du développement de la grippe A(H1N1) et présentation des deux côtés de la médaille.
Le virus A (H1N1) possède quelques caractéristiques en commun avec les virus ayant causé des pandémies dans le passé :
- Nouvelle souche de virus;
- Virus transmissible d’un humain à l’autre;
- Affecte des personnes jeunes et en bonne santé.
La clé constitue la défense immunitaire que peut prodiguer le corps contre ce nouvel agent infectieux. À cet égard, il appert que « les gens de plus de 50 ans possèdent déjà les anti-corps nécessaire pour combattre le virus [1]». L’OMS a adopté le nom actuel le 30 avril 2009. Les premiers cas connus de grippe A(H1N1) sont apparus au Mexique en mai 2009. Ils ont été signalés à proximité d’un élevage de procs, d’où provient l’appellation initiale « grippe porcine ». En date du 25 septembre 2009, la grippe A(H1N1) a fait plus de 3900 morts. Plus de 300 000 cas ont été confirmés en laboratoire. Le taux de mortalité avoisine donc les 1%. Cependant, plusieurs experts considèrent que cette grippe, dans plusieurs cas, porte le « coup de grâce » à des personnes dont le système immunitaire est déjà affaibli. À titre comparatif, la grippe saisonnière tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) [2].
De nombreux individus remettent en question la méthode de prévention utilisée par les autorités de la santé publique. Certains sont des adeptes de théorie du complot et les expriment à l’occasion de conférences publiques : complot des compagnies pharmaceutiques pour engendrer une opportunité financière, constitution de camps militaires aux États-Unis, modifications de la loi sur la santé publique pour décréter la vaccination obligatoire… tout y passe! Il existe cependant une grande différence entre remettre en question la motivation des autorités officielles et établir des liens de cause à effet entre la prévention de la grippe A(H1N1) et le contrôle de la population.
Le point clé des opposants à la campagne actuelle de vaccination est la possible modification de phase 6 du niveau d’alerte médicale de l’OMS, associé à une pandémie. L’OMS a décrété, le 11 juin 2009, le niveau d’alerte 6 pour qualifier la progression de la grippe A(H1N1) : elle porte alors le qualificatif de pandémie. En vertu de la définition qui a cours actuellement, le globe est divisé en six régions. La maladie se transmet entre humains, de façon soutenue, dans au moins deux pays d’une même région et dans un troisième pays d’une autre région. Plusieurs sources, dont CNN[3], affirment que l’OMS a modifié à la fin du mois d’avril la définition originale, qui référait notamment à un « énorme nombre de malades et de morts ». Un porte-parole de l’OMS a ensuite démenti cette affirmation et mentionné qu’il y avait eu de la « confusion » à ce sujet. Advenant le cas où l’OMS aurait bel et bien modifié la définition, la question devient alors centrale : quelles motivations alimenteraient un tel changement? Un désir d’augmenter le niveau de prévention ou une façon d’alimenter la peur dans les médias?
Jean-Jacques Crèvecœur a soulevé ce point lors d’une conférence tenu à l’école secondaire Lafontaine, à Chicoutimi, le 7 octobre dernier. Une cinquantaine de personnes ont assisté à celle-ci. Plusieurs points soulevés par Monsieur Crèvecœur concernaient la rectification de nombreux faits au sujet de la grippe A(H1N1), particulièrement au sujet du nombre de personnes infectées et décédées de ce virus. La crédibilité de cet interlocuteur devient plus discutable au moment d’évoquer l’arsenal législatif prêt à transformer chaque État en régime totalitaire utilisant la pandémie comme prétexte pour établir sa légitimité. Et on tombe dans la science-fiction la plus poussée au moment d’évoquer le croisement entre la grippe aviaire (H5N1) et la grippe A(H1N1) qui aurait été réalisé volontairement dans une grande compagnie pharmaceutique. Et Monsieur Crèvecœur d’évoquer la possibilité de se faire injecter une micro-puce de la taille d’un grain de sel…
Cependant, des craintes subsistent quant à la nature du vaccin. Professeur au département de chimie-biologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Jacques Boisvert est préoccupé par les campagnes de vaccination massive avant la complétion des essais cliniques ne soient complétés par Santé Canada. Dans une entrevue accordée au Nouvelliste[4], il soutient les risques d’une accréditation trop rapide : «En 1976, aux États-Unis, un vaccin a joui, comme ça, d'un processus accéléré d'accréditation et on a dû arrêter la vaccination à cause des effets secondaires néfastes», se souvient-il, «dont plein de maladies auto-immunes, en particulier le syndrome de Guillain-Barré», rappelle-t-il, une maladie qui s'attaque au système nerveux. Selon le Center for Disease Control, le vaccin contre la grippe A(H1N1 (contiendra du thimerosal, un agent de conservation dont l'ingrédient actif est le mercure, une substance hautement toxique. Monsieur Boisvert déplore aussi les contradictions dans les mesures prises par les provinces : certaines vaccineront d’abord contre la grippe A(H1N1), tandis que d’autres prioriseront la lutte à la grippe saisonnière. «On annonce qu'il y aura une deuxième vague plus virulente, mais on base la modélisation sur les pandémies de 1918, 1957 et 1968, trois pandémies différentes. Or, personne ne peut affirmer qu'il y aura ou non une deuxième vague», dit-il. Marc Zafran, médecin de famille et journaliste scientifique, refuse la campagne de vaccination.
Annie-Claude Privé, résidente en médecine à l’hôpital d’Alma, soutient que la vaccination est un principe éprouvé depuis plusieurs dizaines d’années et que cette avancée technologique a permis de lutter efficacement contre de nombreux virus. En ce sens, elle considère que la Direction de la Santé publique du Québec organise un plan de contingence pour prévoir le pire, mais qu’il n’est pas ici question de susciter la panique au sein de la population. Le docteur Alain Poirier, directeur de la Santé Publique du Québec, a souligné lors de l’émission «Tout le monde en parle» l’importance de mettre toutes les chances de mettre toutes les chances de son côté. Il considère que l’important coût engendré par les vaccins en vaut la peine, pour minimiser le potentiel de dommages.
En définitive, chaque citoyen demeure libre de choisir de se faire vacciner ou pas. Craint-on davantage le virus A(H1N1) ou le vaccin? A-t-on confiance en la transparence du processus de validation du vaccin? La situation sanitaire actuelle justifie-t-elle une campagne de vaccination massive? Ces questionnements vont probablement habiter plusieurs d’entre nous au moment de prendre la décision de se faire vacciner ou non.
[1] La Pandémite, tiré de « Laut’ journal », octobre 2009
[2] Organisation mondiale de la santé, www.who.int
10 septembre 2008
Pourquoi Stéphane Dion ne deviendra jamais Premier Ministre du Canada
Abolition du programme de contestation judiciaire, reconnaissance purement symbolique de la nation québécoise, programme quasi inexistant de lutte au gaz à effet de serre, coupures idéologiques dans le monde de la culture, introduction du concept de "bon goût" dans l'octroi de subventions, politiques économiques populistes et néfastes à long terme (baisse des taxes et non pas des impôts), les raisons abondent pour défaire le gouvernement conservateur aux prochaines élections.
Dans ce cas, pourquoi les conservateurs sont-ils en avance dans tous les sondages nationaux, et livrent une chaude lutte au Bloc au Québec, hors de l'Île de Montréal? En plus de la fatigue de l'opposition perpétuelle d'un parti qui avait annoncé la brièveté de son séjour à Ottawa comme mesure de succès (et ce, depuis 18 ans maintenant), la faiblesse chronique d'une opposition officielle qui conteste le gouvernement tout en le laissant en place constitue un talon d'Achille inexcusable. Mais le côté professoral et déconnecté du leader du Parti libéral, Stéphane empêchera ce parti de reprendre le pouvoir. À cet égard, le vidéo suivant , où Monsieur Dion honore le fondateur de la religion sikhe, est très évocateur.
Dans ce cas, pourquoi les conservateurs sont-ils en avance dans tous les sondages nationaux, et livrent une chaude lutte au Bloc au Québec, hors de l'Île de Montréal? En plus de la fatigue de l'opposition perpétuelle d'un parti qui avait annoncé la brièveté de son séjour à Ottawa comme mesure de succès (et ce, depuis 18 ans maintenant), la faiblesse chronique d'une opposition officielle qui conteste le gouvernement tout en le laissant en place constitue un talon d'Achille inexcusable. Mais le côté professoral et déconnecté du leader du Parti libéral, Stéphane empêchera ce parti de reprendre le pouvoir. À cet égard, le vidéo suivant , où Monsieur Dion honore le fondateur de la religion sikhe, est très évocateur.
19 avril 2008
J'existe encore
Indéniablement, sans compter qu'il s'agit de la résurrection officielle de ce blogue.
25 août 2007
Une deuxime journee hyperactive
Salut bande de Quebecois (ah, il est tellement marrant, votre accent, lesCanadiens),encore une fois, journee remplie releve de l'euphemisme. Lever du body tot lematin (7h00), en prevision pour une palpitante visite guidee de la ville.
Une arrivee tonitruante
Salut les droles,je profite d'une demi-heure de cafe internet a 1.50 euro pour me tenir aucouranrt du Quebec et garder contact en bref.
7 août 2007
Une fin de semaine payante pour Éprion et Wal-Mart

Wow! Mais quelle semaine on vient tout juste de vivre!
De quoi je parle? De la fin de semaine de financement au Wal-Mart que mon groupe de projet de fin de baccalauréat, Éprion, vient de vivre à 400%. Pour mener à terme un projet de bateau électro-solaire, un financement extérieur devient nécessaire. Personnellement, j'ai consacré 23 heures à parler aux gens du projet ainsi qu'à recueillir du financement. Une tâche de tous les instants, qui finit par se transformer en genre de Iron Man intellectuel: il faut beaucoup d'endurance pour répéter son petit laïus avec la même fraîcheur et la même aisance que si c'était la première fois.
Sans compter l'organisation de l'événement. Il faut préciser que l'idée de tenir un kiosque promotionnel dans un magasin grande surface n'émane même pas d'un membre de notre équipe. Lorsque nous sommes allés solliciter Wal-Mart afin d'obtenir un soutien financier pour le projet Éprion, l'assistant-gérant a été tellement emballé par le projet qu'il nous a proposé qu'on tienne une fin de semaine complète de financement au magasin de Sherbrooke.
Par la suite, branle-bas de combat pour trouver du contenu au kiosque: cellules de panneaux solaires, accessoires de l'université de Sherbrooke, grande bannière du département de génie mécanique, site web, dépliants promotionnels et j'en passe. On a couru dans tous les sens, faisant preuve de notre sens créatif le plus développé pour convaincre tout un chacun de la pertinence du projet.
Le résultat? Près de 5000$ amassés au cours de la fin de semaine, dont 2900$ du grand public. En dépit de toutes les controverses à l'échelle internationale, on a eu l'occasion de constater qu'à l'échelle locale, Wal-Mart est prête à supporter des projets d'avenir.
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