25 août 2007

Une deuxime journee hyperactive

Salut bande de Quebecois (ah, il est tellement marrant, votre accent, lesCanadiens),encore une fois, journee remplie releve de l'euphemisme. Lever du body tot lematin (7h00), en prevision pour une palpitante visite guidee de la ville.

Une arrivee tonitruante

Salut les droles,je profite d'une demi-heure de cafe internet a 1.50 euro pour me tenir aucouranrt du Quebec et garder contact en bref.

7 août 2007

Une fin de semaine payante pour Éprion et Wal-Mart


Wow! Mais quelle semaine on vient tout juste de vivre!
De quoi je parle? De la fin de semaine de financement au Wal-Mart que mon groupe de projet de fin de baccalauréat, Éprion, vient de vivre à 400%. Pour mener à terme un projet de bateau électro-solaire, un financement extérieur devient nécessaire. Personnellement, j'ai consacré 23 heures à parler aux gens du projet ainsi qu'à recueillir du financement. Une tâche de tous les instants, qui finit par se transformer en genre de Iron Man intellectuel: il faut beaucoup d'endurance pour répéter son petit laïus avec la même fraîcheur et la même aisance que si c'était la première fois.

Sans compter l'organisation de l'événement. Il faut préciser que l'idée de tenir un kiosque promotionnel dans un magasin grande surface n'émane même pas d'un membre de notre équipe. Lorsque nous sommes allés solliciter Wal-Mart afin d'obtenir un soutien financier pour le projet Éprion, l'assistant-gérant a été tellement emballé par le projet qu'il nous a proposé qu'on tienne une fin de semaine complète de financement au magasin de Sherbrooke.

Par la suite, branle-bas de combat pour trouver du contenu au kiosque: cellules de panneaux solaires, accessoires de l'université de Sherbrooke, grande bannière du département de génie mécanique, site web, dépliants promotionnels et j'en passe. On a couru dans tous les sens, faisant preuve de notre sens créatif le plus développé pour convaincre tout un chacun de la pertinence du projet.
Le résultat? Près de 5000$ amassés au cours de la fin de semaine, dont 2900$ du grand public. En dépit de toutes les controverses à l'échelle internationale, on a eu l'occasion de constater qu'à l'échelle locale, Wal-Mart est prête à supporter des projets d'avenir.

15 mai 2007

La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf, version Bloc québécois

Ouf, quelle semaine côté politique!

Dans le temps de le dire, Monsieur "Coffre à outils" quitte son poste et les Québécois et Québécoises de perdre un valeureux Dom Quichotte, toujours prêt à tenir un référendum coûte que coûte. On va s'ennuyer!

Sans oublier Duceppe le magouilleur, que Boisclair avait préalablement (et très subtilement) désigné comment étant son Brutus. Aucun plan de carrière en perspective, c'est ça, cause toujours! Il s'agissait en fait, pour Duceppe, de quitter le vaisseau secondaire, en perdition, pour aller sauver le vaisseau amiral, lui aussi fort mal en point. Et là, après avoir plongé à Québec afin de ne pas passer pour un poltron, il revient la queue entre les jambes, piteux, à Ottawa, à quémander l'appui de ses députés. Peut-on arrêter, s'il-vous-plaît, de vanter le "courage" de Monsieur Duceppe. Selon moi, ce geste représente davantage un naufragé qui s'est fait tirer dessus et qui regagne péniblement son radeau. Un volte-face de pareille espèce, ça ne s'est jamais vu!

Par ailleurs, la nomination de la reine Pauline à titre de chef du Parti qubécois montre que les purs et durs ont senti le danger d'extinction en cas de non rupture avec l'idéologie socialiste intransigeante, portée en tête par les gens du SPQ libre. Il ne faut jamais oublier qu'avant de redistribuer la richesse, il est impératif de la créer. Mme Marois s'inscrit dans cette tendance, malgré son état d'opulante bourgeoise, pour paraphraser nos amis marxistes-léninistes.

Le Parti québécois est à la croisée des chemins. Deux choix s'offrent: se renouveler ou disparaître à petit feu, en même temps que tomberont les baby boomers.

8 mai 2007

Le roi est mort, vive le roi!

Le départ d'André Boisclair était devenu inimitable. Avec tous les couteaux qu'il avait reçus dans le dos, il aurait pu se munir d'un nouvel ensemble d'argenterie! Ça me rappelle un jeu d'arcade que j'avais découvert l'été dernier, lors de mon séjour en Alberta. Au lieu des jeux traditionnels de course ou de combat, le jeu dominant s'intitulait: "Shot the deer", idéal pour le chasseur qui sommeille en chacun de nous. Je voyais Boisclair tel cette proie traquée, à la différence que Boisclair a eu un dernier sursaut d'énergie avant de s'éteindre politiquement.

Par ailleurs, cette démission n'altère en rien le cannibalisme, intrinsèque au PQ depuis des années. Who's next? Avant de blâmer le prochain chef dans 2 ans, il serait avisé de s'interroger sur la référendite aigüe, et surtout, de se demander si un programme qui propose essentielle l'immobilisme et la pensée magique peut plaire aux Québécois aujourd'hui. Au-delà du dogmatisme, il faudra transiger vers le nécessaire pragmatisme, quitte à déclencher une guerre civile dans le parti. Mais quelle serait la différence avec la situation actuelle?

3 mai 2007

Faire usage de psychologie

Parfois, des événements qui laissent une impression de flop total se transforment plutôt en réussite inattendue. Un exemple? Mais bien sûr!

Aujourd'hui, des étudiantes de psychologie viennent faire un tour à la fin d'un de nos cours pour recruter des candidats à leur étude: "La gestion sociale des émotions". Évidemment, leurs propos ont suscité des réactions de dérision, fort prévisibles d'ailleurs (on est à la fac de génie, quand même!). Au moment de quitter, elles demandent si des gens ont de questions à formuler. Je me manifeste, pour demander: "Est-ce que les participants ont le droit à une compensation financière, ou à votre éternelle reconnaissance?". Ce qui suscite le rire généralisé. Et les pauvres filles de tenter de nous convaincre que nous serons les pionniers d'une expérimentation essentielle à l'avancement de l'humanité...

Le cours se termine, je quitte le local et vaque à quelques obligations. Quelques minutes plus tard, je reviens à proximité du local de cours: les filles de psycho recrutent certains candidats parmi mes collègues. J'entame la conversation avec elles, pour finalement découvrir qu'au-delà des clichés, leur discours est fort intéressant. Elles me signalent que, après avoir pensé avoir raté totalement leur opération de recrutement au sein de notre groupe, elles ont acquis un nombre record de candidats: 7. Et, chose pas si paradoxale pour quiconque me connaît bien, je fais partie de la délégation!

29 avril 2007

La dernière scène

Un s qui fait toute la différence! Ce qui ne m'a pas empêché de prononcer les paroles suivantes: "Tout est accompli, je peux maintenant partir en paix." Mais qui donc cela évoque-t-il? 2 morceaux de robot pour qui le trouvera!

8 avril 2007

Pourquoi un club schizophrène ne mérite pas de faire les séries en 10 étapes faciles

En tant que partisan non inconditionnel du CH, c'est avec une certaine satisfaction, entremêlée d'une déception légitime de ne pouvoir assister à la frénésie montréalaise des séries éliminatoires, que, critique, je constate et assassine, du moins par l'entremise de mon clavier de fer.

1. Un capitaine comme Koivu n'a tout simplement plus aucune légitimité (l'a-t-il déjà eu, au fait?). Le leadership, ça se réflète non seulement en paroles, mais aussi sur la glace. Et ce n'est pas en écopant de pénalités inconsidérées ou en confondant son corps avec celui du géant Beaupré que l'on contribue adéquatement au succès de son équipe.

2. Des chaudrons coûteux et improductifs n'ont pas leur place au sein d'une équipe qui aspire aux plus grands honneurs. Durant la première moitié de saison du Canadien, j'ai fréquemment entendu le très paradoxal Michel Villeneuve clamer que Aaron Downey et Garth Murray doivent être gardés dans l'alignement pour préserver la chimie de l'équipe! Affirmation à répéter trois fois sans sourciller.

3. Le CH, comme le PQ qui a la malencontreuse habitude de noyer ses chefs (ou de tirer sur le message), est toujours tenté de sacrifier ses entraîneurs sur l'autel de la défaite, au lieu de tenter de comprendre les causes profondes de sa déroute. Remplacer Carbo n'éliminerait pas la gangrène qui dévore actuellement l'équipe.

4. Il faut adopter une ligne de conduite claire: un virage jeunesse ou une volonté sérieuse d'aspirer immédiatement à la coupe Stanley(et non pas de se glorifier de participer de peine et de misère aux séries, pour ensuite se faire éliminer de façon honteuse).

5. Stopper la recherche du Sauveur de la Sainte-Flanelle. Un joueur ne pourra à lui seul redresser cette équipe. L'embauche de Daniel Brière pour la saison prochaine serait un atout certain, mais un joueur ne transformer à lui seul la dynamique d'une équipe.

6. Comme dirait Ron Ron Ron: allô ti-Bob! Bob bobo Bob, où te caches-tu? As-tu un plan directeur et une vision, au-delà des millions que tu distribues à tous vents?

7. Georges Gillet. Être le proprio d'un club de hockey légendaire et d'un club de soccer légendaire est peut-être trop: Monsieur Gillet aurait avantage à choisir un des deux et à y investir toutes ses énergies, au lieu de vouloir rechercher la gloire des deux côtés de l'Atlantique!

8. Que les journalistes, particulièrement ceux de RDS, cessent de se prendre pour les porte-paroles du fan-club du CH et qu'ils accomplissent ce pour quoi ils sont payés: être les yeux et les oreilles du grand public. Mention spéciale à Mathias Brunet, qui accomplit un travail exemplaire dans un océan de partisanerie!

9. Embaucher un coordonnateur de la défensive. Peut-on dire à Souray que, quand on recule, il n'est pas nécessaire d'avoir les deux mains sur le bâton?

10. Arrêter d'écouter les conseils de tous et chacun, prendre une décision et l'assumer pleinement.

Le partisan déchu peut maintenant reposer en paix, Amen!

2 avril 2007

La poussière retombe tranquillement ou comment vivre après les élections québécoises

Raz-de-marée, vague déferlante, invasion barbare, tsunami, toutes les épithètes ont été utilisées pour décrire la montée de l'ADQ lors des élections québécoises. Personne n'avait prévu une telle volonté de changement de la part des électeurs, la consternation était palpable dans tous les grands médias. Bernard Derome, qui, d'habitude, masque relativement bien son parti pris libéral (!), peinait à cacher son désarroi devant l'incontestable montée adéquiste: index sur la tempe, interruption constante de ses invités, manque d'écoute flagrant, bref, il devenait aisé de constater que le présentateur n'était pas en train de gagner ses élections!

Mais revenons aux résultats électoraux de lundi soir. Plusieurs commentateurs ont interprété le vote pro-adéquiste uniquement endans l'optique d'un désir de protestation. Analyse ma foi réductrice, qui ne tient pas compte du fait que Mario Dumont a porté les revendications de nombreux groupes à l'Assemblée nationale:

- les jeunes familles, particulièrement celles pour qui les formules étatiques ne répondent pas adéquatement à leurs besoins: promesse d'allocation de 100$ par semaine par enfant de moins de 6 ans
- les personnes âgées: instauration d'une commission d'enquête qui se pencherait sur le statut des gens du troisième âge
- les étudiants: abolition des commissions scolaire, dans le but de maximiser les services aux étudiants
- les "White Angry Young Men": principalment issus de la génération X, ils réclament la possibilité de bénéficier de projets d'avenir stimulants et d'avoir les moyens de leurs ambitions, comme ce fut le cas pour les baby-boomers
- les patients: instauration d'un système de santé mixte, la présence du privé créant une dynamique de saine compétition avec le secteur public

Mais la clé demeure incontestablement le nationalisme. Dumont propose des gestes concrets, qui deviennent uen forme "d'affirmation nationale" (clin d'oeil Pierre-Marc Johnson, héhé): adoption d'une constitution québécoise et revendication de la spécificité québécoise au sein d'un espace économique de plus grande envergure. Et surtout, ne pas craindre d'évoquer son passé, pour ensuite se tourner confiant vers l'avenir. Je souhaite qu'en tant que peuple, on s'inspire d'un arbre: les racines bien ancrées dans le sol, mais les branchent tendant vers le ciel, à la recherche de nouveaux horizons où se déployer.

Mais ciel, suis-je vendu au programme de l'ADQ? Je n'en ferais pas la promotion virulente, mais à mon avis, force est de reconnaître que les idées véhiculées par ce parti conduisent à un redéploiement de l'échiquier politique vers le centre-droit. En tant que souverainiste de centre-droite, je considère que la souveraineté est souhaitable à long terme. Toutefois, je considère que les désirs d'un peuple doivent être respectés. Une association économique avec le Canada peut être viable, tant que le Québec peut se comporter librement en tant que peuple. Et ça, ça part d'abord et avant tout de la capacité à croire en ses moyens. C'est pour cette raison que, pour la moi, la souveraineté est un moyen, et non pas une fin. Je peux donc concevoir qu'un fédéralisme décentralisé et respectueux des spécificités soit une possibilité crédible. Autant que je méprise la centralisation à la trudeau-chrétien (et, par ricochet, leur vision bon enfant d'un pays uniforme coast-t-coast), autant la formartion d'un pays en oubliant le pourquoi de cette révolution me paraît déconnecté de la réalité.
Un examen de conscience majeur se présente maintenant chez les péquistes. Le vieux réflexe facile sera évidemment d'exécuter le chef sans autre forme de procès. Mais il faudra s'interroger sur la pertinence de containdre tout chef à tenir un référendum le plus tôt possible dans un mandat, tel Faramir envoyé pour reprendre Osgiliath assiégée dans le Seigneur des Anneaux. Un pays pour quoi, un pays pour qui et un pays comment? Il faut répondre de toute urgence à ces questions, mais surtout réaliser que les Québécois veulent être respectés pour ce qu'ils sont, et que la souvereaineté n'est qu'un des moyens possibles d'y parvenir. Les souverianistes avaient besoin d'un électro-choc, à eux d'agir en conséquence, leur destin est entre leurs mains. Car la souveraineté n'est pas morte, elle dort. Il agir en tant que nation souveraine, ce qui implique d'arrêter d'avoir la tête baissée. Une fois notre fierté collective retrouvée, le choix d'un pays pourra se faire, ou encore rester au sein du Canada, mais tellement confiants en nous que rien ne pourra briser cet élan!
Quant aux libéraux de Jean Charest, ils devront faire un bilan d'une campagne ratée, à défaut d'avoir pu présenter un bilan de qualité en tant que gouvernement. Fait inquiétant: le parti libéral a reçu l'appui d'à peine un francophone sur 4. Mais comment peut-il en être autrement quand on prétend sans arrêt que "le fruit n'est pas mûr". De plus, il ne faut pas oublier que c'est Harper, à Ottawa, qui a fait plus pour le Québec, sur la scène canadienne, que Charest, ce dernier n'ayant rien demandé à son vis-à-vis! Et on ne peut pas espérer une forte adhésion sur une vision à la petite semaine, sans aucune perspective à long terme. Un gouvernement libéral tenu en laisse, le temps que Dumont se fasse les dents et que le PQ se renouvelle (pour vrai cette fois, espérons-le), voilà qui me fait dire: je suis fier du Québec!

24 mars 2007

Quelques réflexions en condensé


Après quelques jours d'absence forcée, pour cause de non accès à Internet, me voici de retour, plus en forme que jamais. Je me propose donc de commenter en bref les événements des derniers jours, sur le plan politique.

Budget fédéral, ou comment jouer au Père Noël avec l'argent des sables bitumineux. Stephen Harper a réussi, chose rare, à susciter pratiquement l'adhésion de touts les groupes d'intérêts, à l'exception des environnementalistes. Mais pourrait-il en être autrement, quand le gouvernement fédéral nage littéralement dans les surplus? Je dois cependant admettre l'excellence de la politique de remboursement de la dette, et surtout la législation qui réduit automatiquement les impôts du même montants que les intérêts épargnés par la réduction de cette dette. Par ailleurs, le Premier ministre manifeste une volonté claire d'ouverture, au sujet du déséquilibre fiscal. Mais comme le dit un proverbe chinois: "Donne-moi un poisson à une personne, et tu la nourris pour la journée. Montre-lui à pêcher, et tu la nourriras pour la vie." Ce même principe s'applique au déséquilibre fiscal: bien que d'importantes sommes aient été allouées, il n'en demeure pas moins qu'aucun caractère de permanence n'accompagne ce "règlement définitif": aucun transfert de points d'impôts aux provinces ou de partage de la TPS, par exemple. Et, de surcroît, au-delà des sommes d'argent supplémentaire, gardons en tête que plus de péréquation signifie un Québec pauvre. Souveraineté ou pas, il est temps de voir que l'empereur est nu! L'économie du Québec, particulièrement dans le secteur manufacturier, dépérit à vue d'oeil. Des réinvestissements visant à améliorer la productivité et l'innovation des entreprises doivent être accomplis dans les plus brefs délais.

Et surtout, ciel! Comment peut-on crier pendant des années que "l'argent est à Ottawa et les besoins à Québec", pour aussitôt octroyer une partie des fonds supposément essentiels d'Ottawa en baisse d'impôts en guise de promesse électorale désespérée? Merci monsieur Charest, comme si le cynisme ambiant avait besoin d'être alimenté...

13 mars 2007

Au sortir de l'arène des gladiateurs

Je suis impressionné, un débat des chefs durant lequel je n'ai pas eu envie de zapper; mon intérêt était maintenu de façon vive et constante. Je ne crois pas qu'il y ait de grand gagnant, la bataille électorale va continuer à faire rage au cours des deux prochaines semaines.

Jean Charest s'est présenté avec prestance. Manifestement, il voulait incarner une image de chef d'État. Pari réussi à cet égard. Cependant, il ne pouvait pas répéter la stratégie de 2003, où il avait exploité une pseudo-controverse concernant une déclaration de Jacques Parizeau. Dans la même optique, il ne pouvait faire preuve de démagogie à outrance. Il a vanté ses réalisations en santé, tout en reconnaissant que beaucoup reste à accomplir, une manifestation d'humilité qui ne lui est pas coutumière. Et le fait de blâmer à de nombreuses reprises les erreurs du gouvernement du PQ met en lumière ses difficultés à défendre son propre bilan: un peu comme un enfant dans une cour d'école: "C'est pas moi, Madame, c'est lui qui a commencé!". Il n'a pas réussi à se porteur d'une vision d'avenir pour le Québec, tant il était occupé à projeter une image zen et en contrôle: au-delà des bonnes intentions, quel type de société propose le chef du parti libéral?

André Boisclair n'avait rien, mais absolument rien à perdre, tant les gens avaient une perception négative de lui. Il est arrivé préparé, confiant, avec une maîtrise générale de ses dossiers. Mais parler souveraineté quelques minutes, est-ce suffisant pour convaincre le Québec de le suivre sur la voie de l'indépendance? Les militants radicaux ne pourront accepter de former encore une fois le "bon gouvernement", et ce, même si les citoyens considèrent majoritairement qu'il ne s'agit pas d'une priorité. Le chef du Parti québécois a tenté de trancher ce noeud gordien, avec un résultat somme toute acceptable. Cela rappelle la "double pensée" orwellienne: un message pour les militants péquistes, et un autre pour l'ensemble des électeurs. Mais quelle manie agaçante de toujours annoncer qu'il allait poser une question: "Je vais vous poser une question très précise", pour ensuite la poser, certes, mais après quelques inévitables envolées lyriques qui tuaient l'élan qu'il s'était donné quelques secondes auparavant. Cependant, il s'est fait mordant, quoique peu à l'écoute. Il aurait eu avantage à saisir au bon la balle que lui tendaient parfois ses adversaires au lieu de persister à 4 ou 5 reprises à obtenir une réponse à sa question.

Mario Dumont était celui, à mon avis, qui avait le plus à perdre dans ce débat. Le sous-marin adéquiste a émergé au cours de la présente campagne électorale, à la stupéfaction générale. Si un chat a neuf vies, Dumont doit avoir des traits félins: il en est déjà à sa 4e élection! Il se devait de consolider ses appuis tout nouveaux, car la mobilité des adéquistes est la plus élevée parmi les grands partis. Il n'a pas eu de difficulté à établir le contact télévisuel, fidèle à son habitude. Cependant, il a évité de répondre à plusieurs questions embarrassantes, notamment à celle d'André Boisclair au sujet de la marge de manoeuvre disponible au Québec, ou encore à la remarque de Jean Charest concernant la faiblesse de son équipe. Mais il a sorti, de l'aveu même du Premier Ministre, un lapin de son chapeau: un document compromettant sur le viaduc de la Concorde, violant au passage les règles du débat, établies de façon consensuelle entre les trois partis. Du populisme à son meilleur, mais diablement efficace!

Un gagnant? Chacun a raison de son propre point de vue, alors tous les chefs pourront dormir ce soir le sourire aux lèvres. Mais aucun n'est en mesure de triompher, la fin de la campagne s'annonce passionnante. Le reste est maintenant entre les mains des "Québécois et Québécoises"!

12 mars 2007

En deux mots

Chantal Hébert à "Tout le monde en parle", quel présence brillante! Je suis impressioné par cette analyste politique qui fait preuve d'un esprit critique remarquable, et ce, peu importe le parti politique ciblé dans le cadre de ses analyses. Elle n'est pas surnommée le pit bull d'Ottawa sans raison!

Pour la postérité: "Monsieur Dumont est un politicien de droite, il s'excite difficilement."

7 mars 2007

Le spectre de la partition ou le bonhomme 7 heures libéral

Que faire quand le bilan d'un gouvernement, plus qu'ordinaire (voir ma prise de position politique du 21 février pour éviter toute redondance) commence à manquer d'arguments pour convaincre les branches indécises de l'électorat de se ranger de son côté, de "se pincer le nez et de voter libéral", comme le disait Pablo Rodriguez à l'époque du scandale des commandites?

Sortir des épouvantails du placard, bien entendu! Après la menace - chantage fort prévisible - de la disparition des avantages du prochain budget fédéral, advenant l'élection du PQ, le chef du parti libéral récidive, avec l'évocation de la partition du Québec advenant une victoire du oui. Alors que selon moi, tout Premier Ministre du Québec, fédéraliste ou souverainiste, devrait défendre avec conviction l'intégralité du territoire du Québec, en tout temps.

Petit aparté. Fatigué d'entendre les mêmes analyses au sujet de la campagne électorale? Ma suggestion: une entrevue "trash-baveuse-intello-" qui a incité les autorités du parti libéral à boycotter le verbomoteur Gilles Proulx pour le reste de la campagne électorale: il suffit d'écouter cet entretien avec Ritha Cossette, candidate du parti libéral du Québec dans Mirabel, pour revivre les folles envolées lyriques de l'animateur et mourir de rire! Un authentique freak show!

6 mars 2007

Montréal -40°C, c'est plus qu'une toune de Malajube!

Est-ce qu'il y a un ours polaire dans l'autobus? Non, mais faire jouer cette toune dans mon char durant ce qu'il convient d'appeler un froid sibérien, voilà qui relève indubitablement de l'application concrète!

Nah, mais là sans farce, la routine du travailleur (car oui, je crois que même la profession la plus dynamique au monde finit inévitablement par entraîner une répétition d'un certain nombre d'actions) m'oblige à accomplir des gestes que je méprisais avec ardeur durant mes sessions d'études: regarder la météo... Hé oui, pas le choix de prévoir un froid ou une tempête. Ça a toujours été le cadet de mes soucis à l'université, héhé!

Sujet # 2 du jour: la tempête Kovalev déferle sur Montréal et fait oublier à une grande partie de la population l'existence d'une campagne électorale. Moi, ce qui me dépasse, c'est de constater à quel point les partisans sont prêts à gober n'importe quelle bullshit en guise de manifestaiton d'amour à leur équipe chérie! On a l'équipe qu'on mérite, tant en politique que dans le monde du sport!

5 mars 2007

Kovalev ou le énième épisode du roman savon du Canadien

Après l'affaire Théodore, l'affaire Malakhov, voici l'affaire Kovalev, comme quoi le changement dans la continuité, c'est pas juste en politique! Ron Ron Ron s'en donne à coeur joie, toujours aussi mourrant à entendre à "Bonsoir, les sportifs".

Kovalev, dans une entrevue accordée à une journaliste russe, s'en donne à coeur joie quand vient le temps de critiquer son équipe. Un article documenté, fouillé, et supporté par une journaliste russe crédible. Et le grand joueur (souligné au crayon gras) de tout nier en bloc, évidemment! Mais le fait est que Kovalev, bien que manquant cruellement de solidarité, relate en fait une série de vérités de la Palice: présence de cliques chez le Canadien, individualisme primaire chez les joueurs, manque d'éthique de travail...

Le point principal, cependant, demeure que Kovalev, malgré sa grande gueule, ne prêche pas par l'exemple sur la glace. Et c'est là que ça se passe...

28 février 2007

Qui ça? Nima Mazhari!


Ciel, j'ai eu la chance de tomber sur cette fabuleuse capsule, extraite de l'émission "Et Dieu créa Laflaque". Nima Mazhari, le conjoint de Myriam Bédard, a acquis une célébrité peu enviable: scandale du vol de toiles et exil au États-Unis pour dénoncer le "terrorisme bureaucratique" dont aurait été victime le couple Bédard-Mazhari.

Mais mon élément favori de ce téléroman surréaliste demeure indubitablement le témoignage de Myriam Bédard devant le comité des comptes publics, en 2004, dans les cadre de l'enquête sur le scandale des commandites. Elle y a affirmé que c'est Nima Mazhari qui a convaincu Jean Chrétien de ne pas impliquer le Canada dans la guerre en Irak. Littéralement tordant!

Mais revenons à la capsule de Serge Chapleau:


Qui a marché sur la Lune? Nima, Nima! Qui a inventé Micky ? Nima Mazhari!

24 février 2007

Ron Fournier, ou comment se divertir en parlant du Canadien!

Ah, ce bon vieux Ron, Ron, Ron! Comment ça va? Ah, pas pire pas pire! Ancien arbitre légendaire, qui a déjà déclaré en ondes qu’un officiel se doit d’agir en fonction de l’allure du match, il ne craint pas de soutenir une chose et son contraire, comme le fait d’ailleurs la grande majorité des « analyseux » sportifs. Les Cowboys fringants lui rendent d’ailleurs hommage à merveille dans la chanson « Salut mon Ron », tirée de l’album « Break syndical ».

Mais une chose demeure : s’il apparaît mortel d’écouter Ron (particulièrement en début de saison, quand tout va bien) il en est tout autrement lorsque la Sainte-Flanelle se trouve en période de disette. C’est alors le temps des grandes tirades du prophète, qui représentent ni plus ni moins qu’un vibrant appel à la nation (je maintiens cette affirmation, surtout en considérant l’émotivité primaire qui habite plusieurs partisans du CH à l’égard de leur équipe). Voici en vrac quelques perles de Ron, entendues au cours de la séquence de 6 défaites que le Canadien vient tout juste de connaître.

- « Markov? Il a-tu le CH tatoué sur le cœur? Non! Il va-tu l’avoir un jour? Jamais! Faque on l’échange, pis maintenant! »
- « Bob Gainey a-tu fait ses preuves? Hey, à part pas parler, y a-tu fait quelque chose pour cette équipe-là? »

Les contradictions ne sont pas à l’épreuve de Ron :

- « Le Canadien doit échanger Souray. Il devient joueur autonome sans compensation à la fin de l’été, faque on a pas le choix : tant qu’à le perdre, aussi bien d’avoir des bons jeunes pour l’avenir! »

Pour ensuite déclarer, quelques jours plus tard (et après une victoire du CH contre Colombus) :

- « Souray, tu l’échanges pas, voyons donc! On est en plein dans la course aux séries! On le perdra à la fin de la saison, mais au moins, on va avoir tout essayé pour se rendre loin! »

Mais ma séquence préférée demeure inconstestablement le « reel du Ti-Bob », un mélange inimitable de folkore et de Normand L’Amour, dans lequel Ron répète à qui mieux-mieux, sur une musique rythmée, le prénom du directeur général du Canadien.

Définitivement, à écouter (à dose homéopathique, bien entendu). Mais je vous mets au défi de ne pas être plus rieur après une écoute de Ron.

Il suffit de syntoniser CKAC 730, en semaine, à partir de 20h30. Portez aussi attention à sa propension à couper court à tout auditeur qui ne pense pas exactement comme lui!

21 février 2007

C'est le grand départ, choisissons notre capitaine!





Comme le disait si adéquatement(!) la très crédible Ève-Marie Lortie, "je pense que des élections seront enclenchées aujourd'hui". Oui, on en enclenche des élections, mais un déclenchement ferait aussi l'affaire n'est-ce pas?

Je réalise ce matin que, malgré mon intérêt prononcé pour le monde politique, il n'en demeure pas moins que je ne suis aucunement en position d'appuyer aucun des 3 principaux politiques avec un enthousiasme délirant. En anglais, ma position se résume ainsi: anybody but...
Et pour moi, le nom qui se trouve à la suite des points de suspension: Jean Charest. Opportuniste, manipulateur, condescendant, arrogant, entêté et incapable de reconnaître ses erreurs. Le Premier Ministre dirige d'une main de fer un gouvernement d'extrême centre, qui déçoit sans surprise la gauche, mais qui, de façon surprenante, mécontente également la droite. Le pouvoir d'achat des citoyens a-t-il augmenté? L'État est-il géré plus efficacement, de manière à contrôler la dette et favoriser la croissance économique? Poser la question, c'est y répondre! La gestion à la petite semaine, la création de controverses ridicules au lieu de travailler à régler les grands enjeux actuels, tels le vieillissement de la population (Suroît, écoles juives, Orford) sont autant de raisons qui font que je ne peux contribuer à la réélection de ce gouvernement. Sans compter que je ne peux supporter les tendances autocratiques de Charest; il suffit de se rappeler le traitement qu'il a réservé à Thomas Mulcair, Marc Bellemare et Pierre Paradis. La disparition de l'esprit critique chez les députés gouvernementaux, bien que compréhensible dans les circonstances, n'en demeure pas moins préoccupante. Le sort réservé aux candidats vedettes de 2003, en considérant que seul Philippe Couillard occupe un poste clé parmi ces vedettes des dernières élections, devrait faire grandement réfléchir les recrues de cette année.

Le phénomène Boisclair, maintenant... Il y a quelques années, je croyais fermement que le Ministre de l'Environnement sous Lucien Bouchard ferait un excellent chef de parti. Par après, au moment de la course au leadership du PQ, à la suite de la démission de Bernard Landry, j'étais convaincu qu'il gardait un profil bas pour ne pas que les éléments d'extrême gauche ne se braquent à outrance contre son idéologie de centre-droite. Mais depuis son élection, je suis sidéré, et pas du tout dans le sens positif du terme! Le voir s'exprimer comme dans un mauvais vaudeville me déçoit au plus haut point, quand je ne ris pas par dépit! Et surtout, il semble avoir oublié que le contenant, aussi attrayant soit-il, nécessite un contenu. Le programme du parti québécois, voté par les militants en bonne et due forme, selon les règles traditionnelles de fonctionnement du parti, peut être rejeté vulgairement de la main par le chef une fois en place, lui qui en avait pourtant chanté les louanges durant la course au leadership. Sans compter que le jugement me semble capital, et André Boisclair, frasque après frasque, semble vouloir convaincre les Québécois qu'il pour le moins imprévisible...

Finalement, Mario Dumont. Libre penseur, ennemi de la langue de bois, il n'hésite pas à sortir des sentiers battus. Après avoir passé des années à refuser de statuer sur sa position constitutionnelle, il a finalement accouché de l'autonomisme, doctrine qui consiste finalement à tolérer la fédération canadienne si cette dernière accorde des pouvoirs substantiels au Québec. Mais, défaut majeur: existe-t-il une équipe autour du jeune leader charismatique? Et surtout, va-t-il constamment changer son programme politique pour l'adapter à la saveur du mois? Certes, il a fait preuve de courage (certains diront de démagogie, c'est selon) en forçant les autres leaders politiques à se prononcer sur la question des accommodements raisonnables. Mais pourquoi appuyer la centralisation des villes il y a 4 ans pour soudainement prendre le parti des villes défusionnées du West Island? Cette propension à jouer à la girouette dans certains dossiers nuit considérablement à son image de potentiel chef d'État.


Pour qui vais-je voter? Anybody but...

18 février 2007

Le Canadien de Montréal suscite les passions, mais la modération a bien meilleur goût!

Après 6 défaites consécutives, ce qui ne s'était pas vu depuis 6 ans, je croyais que Gainey serait enfin forcé d'échanger tout le bois mort qui compose le supposé noyau dur de cette équipe: Rivet, Koivu et cie...

Le cycle se reproduit à chaque année. Le Canadien commence la saison en lion et fait mentir tous les experts. Au moment où les fans croient que tout est possible, peu après les Fêtes, les défaites s'accumulent. Par la suite, après avoir chuté au classement et, conséquemment, avoir visité le 9e ou le 10 e rang, l'équipe entre dans la folle course pour la dernière place en séries, et elle réussira probablement à se faufilier au 8e rang, à un match de la fin du calendrier. Tout ça pour se faire sortir rapidement en séries...

Alors, avant d'élever Jaroslav Halak au rang de futur-ex-sauveur, pensens-y un peu: veut-on vraiment d'une équipe ordinaire à chaque année ou devrait-on investir pour l'avenir et en récolter de beaux fruits dans quelques années? Je privilégie grandement l'option # 2.

15 février 2007

Les rois de la Pop ou les pouvoirs d'activation des mscles zygomatiques d'un quiz trash


Hilarant, absolument hilarant!

Je viens de voir l'émission "Les rois de la pop", animée par le has been en chef, soit nul autre que Pierre Marcotte, sorti tout droit des boules à mites de Canal Vox. Déjà, je débutais mon visionnement avec un fort préjugé défavorable à l'égard de l'émission. Mais quand j'ai vu la "sourdité" de l'animateur, un véritable fou-rire s'est déclenché en moi: Pierre Marcotte obligeait les candidats à répéter des réponses, qui s'avéraient être bonnes, et le temps était compté. Donc, comme il se trouvait à pénaliser indirectement (et de façon injuste) les deux équipes, le fair play était tout de même respecté!

Je n'ai jamais vu un quiz avec des concurrents qui ont autant l'air de se demander ce qu'il font là: un grand moment de télévision!

11 février 2007

Plaisirs coupables

Ah, la honte qui surgit en moi quand je réalise que j'aime une chanson que je devrais détester en temps normal! Avez-vous déjà vécu le phénomène? Aucune explicaiton rationnelle ne peut justifier de tels "déréglements" par rapport à mes goûts musicaux traditionnels. Des exemples? Sans problème!

- Crazy in love - Beyoncé Knowles
- Dragon o Tei - Ozone
- All the things she said - TATU

et la dernière en lice: Maneater, de Nelly Furtado

Quand tu aimes la même chanson que les pré-ados en ruth, c'est le temps de revenir au bon vieux AC/CD...

5 février 2007

Viande à chien, on run la shop comme je le dis!


Wow, je viens d'avoir tout un choc, là!

J'ai entrevu la réincarnation de Séraphin Poudrier à la télévision d'État pendant une quinzaine de minutes. André Drouin, alias le Dom Quichotte de Hérouville. Je trouve que "Tout le monde en parle" n'a jamais été un dîner de cons à ce point. En effet, il faut deux ingrédients au dîner de cons: un con consentant (et surtout, fort bonace!), sans oublier un hôte irrévérencieux, rôle que Guy A. Lepage s'est empressé de jouer avec plaisir.

Les sages doutent, les idiots affirment. Gors Jean comme devant, Monsieur Drouin avait trouvé toutes les solutions pour régler, sans nuance aucune, le questionnement tout à fait légitime concernant les accomodements raisonnables. Les "quand qu'à me fait ces petits maudits biscuits je sais pas trop, créole", on ne peut pas dire que la connotation employée est synonyme d'excellence de l'accueil. Le philisophe Pascal Bruckner a énoncé de façon beaucoup plus substantielle la ghettoïsation à laquelle conduit lemulticulturalisme. La crédibilité d'un porte-parole se mesure souvent à sa capacité de nuancer!

PEQ, Superbowl et Barouf

Mais diantre, quelle combinaison extraordinaire!

Un bar branché de Montréal. Un match de football palpitant. Une gang dynamique et ô combien sympathique! Comment passer une soirée plus agréable? Je ne saurais le dire, mais je tiens à vous dire à quel point je vous apprécie, chers Rouges!

-> non mais quel têteux je suis, n'est-ce pas? :p

29 janvier 2007

Prière de ne pas lapider...

Hérouxville ou comment transformer une nouvelle de fin de semaine en scandale national.

Si vous nécessitez un petit rappel factuel, il suffit de suivre les liens:

http://www.cyberpresse.ca/article/20070129/CPACTUALITES/70128180/0
http://www.cyberpresse.ca/article/20070129/CPOPINIONS/701290627/6402/CPACTUALITES

Pour moi, cette controverse démontre à merveille le fossé qui sépare la ville et la campagne, sans oublier l'élite bien pensante par rapport à l'ensemble de la population. Le débat sur les accomodements raisonnables a dérapé depuis longtemps. Taxer quelqu'un de racisme uniquement parce qu'il tente de définir qui il est, voilà qui relève de l'attaque personnelle! En revanche, un code comme celui d'Hérouxville montre l'image que les gens des régions se sont forgé de l'immigration. Certes, la ghettoïsation chez les nouveau arrivants doit être contrée. Mais convenons que la grande majorité des immigrants sont respectueux de nos us et coutumes.

En attendant, rions donc gentiment de cette charte: pas mal intentionnée, mais bien maladroite...

24 janvier 2007

commentsurvivre.com

En effet, comment survivre, à la suite d'un don de 20$ aux Auberges du coeur? L'organisme propose une kyrielle de solutions sur ce site web. Des adeptes de l'ironie, sans le moindre doute (étant moi-même un féroce partisan du 2e degré, je l'apprécie d'autant plus). Une visite vaut la peine, une belle occasion de s'extasier devant un océan de créativité!

23 janvier 2007

Shame on you, KFC!

Tout le monde sait que le temps, c'est de l'argent, mais je ne l'ai jamais aussi bien vécu que ce soir. Une fois ma journée de travail terminée, l'appétit me tenaillait de façon soutenue. Quoi de plus naturel que de chercher à répondre à ce besoin de la façon la plus efficiente possible? Ma solution: le petit 2$ du mardi, chez Kentucky, soit 2 morceaux de poulet et une frite pour 2,84$. Mais comment aurais-je pu deviner que toute la bourgeoisie de Dollard-des-Ormeaux s'était donnée rendez-vous pour une succulente communion de gastronomie ma foi discutable?

Toutefois, c'est bien mal me connaître que de penser qu'une file de 15 personnes suffit à me faire renoncer. Armé d'une patience à toute épreuve, c'est avec un esprit zen que j'aborde ce défi de tous les instants. Mais, plus les minutes passent, et plus je constate l'incapacité chronique de tous les "équipiers" du restaurant à faire preuve d'un minimum de simulacre d'efficacité. Les réactions des clients sont variées: indifférence, patience divine, amusement ou encore colère fort mal dissimulée. Pour ma part, je constate avec stupéfaction à quel point une malchance que partage un groupe de parfaits inconnus contribue à créer des liens qui n'auraient jamais vu le jour autrement. Une discussion fut subitement lancée, sur l'importance de se plaindre au gérant d'une telle lenteur et surtout, sur l'absence chronique de stress de la part des travailleurs. De même, pourquoi passer le balai quand une horde de gens affamés vous regardent droit dans les yeux? Pour moi, cela relève purement et simplement du suicide! Un individu ajoute alors qu'il ne doit pas y avoir de gestionnaire doté d'un MBA dans cet établissement, ce à quoi je réponds qu'il convient mieux de faire fonctionner adéquatement une administration publique qu'un "fast"-food, fast étant bien relatif dans le présent cas.

Après 45 minutes, j'ai enfin pu savourer mon festin. Si les travailleurs pré-ados boutonneux de ce restaurant sont à l'image de l'ensemble des travailleurs du Québec, alors le Premier ministre émérite, Lucien Bouchard, a raison, lorsqu'il affirme que nous, Québécois, sommes paresseux au travail! Mais comme la société dans laquelle je vis fonctionne encore, j'en conclus que nous sommes davantage à l'image des fourmis dans une fourmilière, le tout relaté par Bernard Werber: 1/3 des gens sont productifs, 1/3 le sont plus ou moins, et le dernier tiers ne l'est aucunement et peut même nuire à l'avancement de la société. Les dégâts du dernier tiers doivent être réparés par les autres. Et pourtant, malgré ce constat troublant, cette collectivité fonctionne à merveille!

22 janvier 2007

Yé, le début de mon année chanceuse!

Aujourdhui, le verseau que je suis débute son année chanceuse: 22 ans le 22 janvier! Ça c'est du plogging, n'est-ce pas? Une journée fort agréable, à l'image de l'année qui vient, je le souhaite!

21 janvier 2007

Du sable dans l'engrenage, mais lequel?

Comme de nombreux observateurs avertis, j'ai regardé avec une attention soutenue le reportage de Zone Libre enquêtes, portant sur les sables bitumineux de l'Alberta ainsi que le mystérieux pacte énergétique signé entre les gouvernements canadien et américain.

Pour avoir séjourné en Alberta 4 mois cet été, et avoir travaillé dans l'industrie des sables bitumineux, je me permet d'ajouter mon modeste grain de sel (héhé, ou de sable, dans ce cas) au débat. Les conséquences environnementales sont certes fort préoccupantes. Cependant, les besoins énergétiques doivent être comblés immédiatement et en attendant que les énergies vertes deviennent économiquement viables, il faut trouver d'autres sources d'approvisionnement. C'est pourquoi je soutiens qu'il vaut travailler à exploiter de la façon la plus responsable possible les sables bitumineux, de manière à concilier économie et environnement (ciel, je suis en accord avec Stéphane Dion: la fin du monde est proche!).

Et non, ce ne sont pas toutes les exploitations de sables bitumineux qui ressemblent à l'Isengard de Saroumane dans le Seigneur des Anneaux. Le site de Cold Lake pompe le sable bitumeux de manière souterraine, et tout est fait pour minimiser les impacts environnementaux (ne serait-ce parce qu'à long terme, cette politique est rentable!).

Alors, attention à la dénonciation sans nuance et à la fausse hypocrisie!

19 janvier 2007

Napolitena, ou comment découvrir le coeur de l'Italie

De très bons amis, une table distinguée et simple à la fois, une ambiance authentiquement italienne, comment décrire le restaurant Napoletena, sinon en termes élogieux? Et que dire du service, impeccable. D'autant plus que les employés faisaient le guet pour avertir les clients de dégager leur voiture avant que la remorqueuse n'arrive en raison du déneigement.

À tout hasard, voici l'adresse: 189, rue Dante, Montréal

À ajouter à vos carnets de favoris, indubitablement!

17 janvier 2007

Les sondages populistes ou comment manipuler l'opinion publique

D'abord les chiffres, froidement:

1% des Québécois se disent fortement racistes
15% disent l'être moyennement
43% disent l'être faiblement

et 39% ne se considèrent aucunement racistes

Ces données proviennent d'un sondage sur le racisme chez les Québécois, le tout piloté par les grands médias populistes que le Journal de Montréal, le 98,5 FM et TVA. La machine Quebecor en marche (je tiens à rappeler à tous que mon employeur est l'imprimerie Quebecor World, et non pas le conglomérat Quebecor Media!) dessine un portrait caricatural du Québec et provoque un faux débat de société, alors que nous sommes, j'en suis convaincu, une terre d'accueil extraordinaire! Pour moi, le Québec, de façon globale, a trouvé le juste équilibre: être fier de ce qui nous rassemble, de nos valeurs, tout en démontrant une ouverture à l'autre. Tout le débat sur l'accomodement raisonnable oublie une prémisse que je juge fondamentale: la confiance en soi. Quand on croit on ses moyens et qu'on sait qui on est, on est capable de définir ses repères, et notre entourage sait ce qui est acceptable pour nous, mais aussi ce qu'on ne tolèrera pas!

16 janvier 2007

Ciel, qu'entends-je? Une alarme?

Décidément, les journées se suivent et ne se ressemblent pas pour moi. J'ai travaillé comme un dingue depuis le matin, sans compter un palpitant ralentissement de la mort lors de mon trajet à l'aller, dû à un accident sur le pont Mercier dont tout le monde avait entendu parler sauf moi, bien ploggué sur une entrevue à la radio avec la réalisatrice du film "Illusions tranquilles". Mais je reviendrai à ce long métrage une autre fois, je m'écarte de mon propos. Étant arrivé en retard, il m'apparaissait normal de rester un peu plus tard, de manière à accomplir la même quantité de travail qu'à l'habitude.

Quand arrive le temps de quitter le département de l'ingénierie, je dois activer le système d'alarme, pour les raisons évidentes que l'on connaît et qu'il serait de décrire en détail ici. Au moment de quitter, le système d'alarme activé et la porte ouverte, je m'aperçois que des lumières sont malencontreusement restées alumées, alors dans un vent d'environnementalisme, je retraite vers l'intérieur, histoire de fermer les lumières maudites. Évidemment, je n'ai pas le temps de procédér que le système d'alarme se déclenche. Branle-bas de combat, appel à la compagnie pour annuler le tout, recherche effrénée du code montrant que je ne suis pas un voleur, appel d'urgence chez l'adjointe administrative: tout y passe!

Suis-je encore en un seul morceau? Compte tenu que je suis en mesure de la relater, je fais appel à votre esprit critique, chers lecteurs!

15 janvier 2007

Les Invincibles, prise 2

Enfin, je commençais à m'ennuyer. Mes loosers préférés sont de retour! Comment oublier une telle bande de désemparés, à la fois risibles mais aussi tellement vrais et authentiques! J'adore le savoureux mélange d'action, de télé-réalité et de dessins animés des années 80. J'ai déjà quelques répliques savoureuses qui me reviennent périodiquement en tête. "Écoute, confiance reconnaissance. J'écoute ce que tu me dis, j'ai confiance en ton jugement, et je reconnais mon erreur.", de dire le nouveau chum de la terrifiante Dark-Evil-In. Très fort, très très fort. La germaine qubécoise à son meilleur!

Je m'en voudrais aussi de ne pas souligner le contenu des très élaborées cartes postales que Carlos a envoyé à ses amis durant son exil canadien. "Je suis bien. Je suis loin. Je suis libre. Et j'apprends l'anglais!". Ce slogan m'est resté en tête tellement longtemps, de la même manière qu'une chanson peut me rester en tête de fâçon persistante. Plus qu'une semaine avant la suite!