29 janvier 2007

Prière de ne pas lapider...

Hérouxville ou comment transformer une nouvelle de fin de semaine en scandale national.

Si vous nécessitez un petit rappel factuel, il suffit de suivre les liens:

http://www.cyberpresse.ca/article/20070129/CPACTUALITES/70128180/0
http://www.cyberpresse.ca/article/20070129/CPOPINIONS/701290627/6402/CPACTUALITES

Pour moi, cette controverse démontre à merveille le fossé qui sépare la ville et la campagne, sans oublier l'élite bien pensante par rapport à l'ensemble de la population. Le débat sur les accomodements raisonnables a dérapé depuis longtemps. Taxer quelqu'un de racisme uniquement parce qu'il tente de définir qui il est, voilà qui relève de l'attaque personnelle! En revanche, un code comme celui d'Hérouxville montre l'image que les gens des régions se sont forgé de l'immigration. Certes, la ghettoïsation chez les nouveau arrivants doit être contrée. Mais convenons que la grande majorité des immigrants sont respectueux de nos us et coutumes.

En attendant, rions donc gentiment de cette charte: pas mal intentionnée, mais bien maladroite...

24 janvier 2007

commentsurvivre.com

En effet, comment survivre, à la suite d'un don de 20$ aux Auberges du coeur? L'organisme propose une kyrielle de solutions sur ce site web. Des adeptes de l'ironie, sans le moindre doute (étant moi-même un féroce partisan du 2e degré, je l'apprécie d'autant plus). Une visite vaut la peine, une belle occasion de s'extasier devant un océan de créativité!

23 janvier 2007

Shame on you, KFC!

Tout le monde sait que le temps, c'est de l'argent, mais je ne l'ai jamais aussi bien vécu que ce soir. Une fois ma journée de travail terminée, l'appétit me tenaillait de façon soutenue. Quoi de plus naturel que de chercher à répondre à ce besoin de la façon la plus efficiente possible? Ma solution: le petit 2$ du mardi, chez Kentucky, soit 2 morceaux de poulet et une frite pour 2,84$. Mais comment aurais-je pu deviner que toute la bourgeoisie de Dollard-des-Ormeaux s'était donnée rendez-vous pour une succulente communion de gastronomie ma foi discutable?

Toutefois, c'est bien mal me connaître que de penser qu'une file de 15 personnes suffit à me faire renoncer. Armé d'une patience à toute épreuve, c'est avec un esprit zen que j'aborde ce défi de tous les instants. Mais, plus les minutes passent, et plus je constate l'incapacité chronique de tous les "équipiers" du restaurant à faire preuve d'un minimum de simulacre d'efficacité. Les réactions des clients sont variées: indifférence, patience divine, amusement ou encore colère fort mal dissimulée. Pour ma part, je constate avec stupéfaction à quel point une malchance que partage un groupe de parfaits inconnus contribue à créer des liens qui n'auraient jamais vu le jour autrement. Une discussion fut subitement lancée, sur l'importance de se plaindre au gérant d'une telle lenteur et surtout, sur l'absence chronique de stress de la part des travailleurs. De même, pourquoi passer le balai quand une horde de gens affamés vous regardent droit dans les yeux? Pour moi, cela relève purement et simplement du suicide! Un individu ajoute alors qu'il ne doit pas y avoir de gestionnaire doté d'un MBA dans cet établissement, ce à quoi je réponds qu'il convient mieux de faire fonctionner adéquatement une administration publique qu'un "fast"-food, fast étant bien relatif dans le présent cas.

Après 45 minutes, j'ai enfin pu savourer mon festin. Si les travailleurs pré-ados boutonneux de ce restaurant sont à l'image de l'ensemble des travailleurs du Québec, alors le Premier ministre émérite, Lucien Bouchard, a raison, lorsqu'il affirme que nous, Québécois, sommes paresseux au travail! Mais comme la société dans laquelle je vis fonctionne encore, j'en conclus que nous sommes davantage à l'image des fourmis dans une fourmilière, le tout relaté par Bernard Werber: 1/3 des gens sont productifs, 1/3 le sont plus ou moins, et le dernier tiers ne l'est aucunement et peut même nuire à l'avancement de la société. Les dégâts du dernier tiers doivent être réparés par les autres. Et pourtant, malgré ce constat troublant, cette collectivité fonctionne à merveille!

22 janvier 2007

Yé, le début de mon année chanceuse!

Aujourdhui, le verseau que je suis débute son année chanceuse: 22 ans le 22 janvier! Ça c'est du plogging, n'est-ce pas? Une journée fort agréable, à l'image de l'année qui vient, je le souhaite!

21 janvier 2007

Du sable dans l'engrenage, mais lequel?

Comme de nombreux observateurs avertis, j'ai regardé avec une attention soutenue le reportage de Zone Libre enquêtes, portant sur les sables bitumineux de l'Alberta ainsi que le mystérieux pacte énergétique signé entre les gouvernements canadien et américain.

Pour avoir séjourné en Alberta 4 mois cet été, et avoir travaillé dans l'industrie des sables bitumineux, je me permet d'ajouter mon modeste grain de sel (héhé, ou de sable, dans ce cas) au débat. Les conséquences environnementales sont certes fort préoccupantes. Cependant, les besoins énergétiques doivent être comblés immédiatement et en attendant que les énergies vertes deviennent économiquement viables, il faut trouver d'autres sources d'approvisionnement. C'est pourquoi je soutiens qu'il vaut travailler à exploiter de la façon la plus responsable possible les sables bitumineux, de manière à concilier économie et environnement (ciel, je suis en accord avec Stéphane Dion: la fin du monde est proche!).

Et non, ce ne sont pas toutes les exploitations de sables bitumineux qui ressemblent à l'Isengard de Saroumane dans le Seigneur des Anneaux. Le site de Cold Lake pompe le sable bitumeux de manière souterraine, et tout est fait pour minimiser les impacts environnementaux (ne serait-ce parce qu'à long terme, cette politique est rentable!).

Alors, attention à la dénonciation sans nuance et à la fausse hypocrisie!

19 janvier 2007

Napolitena, ou comment découvrir le coeur de l'Italie

De très bons amis, une table distinguée et simple à la fois, une ambiance authentiquement italienne, comment décrire le restaurant Napoletena, sinon en termes élogieux? Et que dire du service, impeccable. D'autant plus que les employés faisaient le guet pour avertir les clients de dégager leur voiture avant que la remorqueuse n'arrive en raison du déneigement.

À tout hasard, voici l'adresse: 189, rue Dante, Montréal

À ajouter à vos carnets de favoris, indubitablement!

17 janvier 2007

Les sondages populistes ou comment manipuler l'opinion publique

D'abord les chiffres, froidement:

1% des Québécois se disent fortement racistes
15% disent l'être moyennement
43% disent l'être faiblement

et 39% ne se considèrent aucunement racistes

Ces données proviennent d'un sondage sur le racisme chez les Québécois, le tout piloté par les grands médias populistes que le Journal de Montréal, le 98,5 FM et TVA. La machine Quebecor en marche (je tiens à rappeler à tous que mon employeur est l'imprimerie Quebecor World, et non pas le conglomérat Quebecor Media!) dessine un portrait caricatural du Québec et provoque un faux débat de société, alors que nous sommes, j'en suis convaincu, une terre d'accueil extraordinaire! Pour moi, le Québec, de façon globale, a trouvé le juste équilibre: être fier de ce qui nous rassemble, de nos valeurs, tout en démontrant une ouverture à l'autre. Tout le débat sur l'accomodement raisonnable oublie une prémisse que je juge fondamentale: la confiance en soi. Quand on croit on ses moyens et qu'on sait qui on est, on est capable de définir ses repères, et notre entourage sait ce qui est acceptable pour nous, mais aussi ce qu'on ne tolèrera pas!

16 janvier 2007

Ciel, qu'entends-je? Une alarme?

Décidément, les journées se suivent et ne se ressemblent pas pour moi. J'ai travaillé comme un dingue depuis le matin, sans compter un palpitant ralentissement de la mort lors de mon trajet à l'aller, dû à un accident sur le pont Mercier dont tout le monde avait entendu parler sauf moi, bien ploggué sur une entrevue à la radio avec la réalisatrice du film "Illusions tranquilles". Mais je reviendrai à ce long métrage une autre fois, je m'écarte de mon propos. Étant arrivé en retard, il m'apparaissait normal de rester un peu plus tard, de manière à accomplir la même quantité de travail qu'à l'habitude.

Quand arrive le temps de quitter le département de l'ingénierie, je dois activer le système d'alarme, pour les raisons évidentes que l'on connaît et qu'il serait de décrire en détail ici. Au moment de quitter, le système d'alarme activé et la porte ouverte, je m'aperçois que des lumières sont malencontreusement restées alumées, alors dans un vent d'environnementalisme, je retraite vers l'intérieur, histoire de fermer les lumières maudites. Évidemment, je n'ai pas le temps de procédér que le système d'alarme se déclenche. Branle-bas de combat, appel à la compagnie pour annuler le tout, recherche effrénée du code montrant que je ne suis pas un voleur, appel d'urgence chez l'adjointe administrative: tout y passe!

Suis-je encore en un seul morceau? Compte tenu que je suis en mesure de la relater, je fais appel à votre esprit critique, chers lecteurs!

15 janvier 2007

Les Invincibles, prise 2

Enfin, je commençais à m'ennuyer. Mes loosers préférés sont de retour! Comment oublier une telle bande de désemparés, à la fois risibles mais aussi tellement vrais et authentiques! J'adore le savoureux mélange d'action, de télé-réalité et de dessins animés des années 80. J'ai déjà quelques répliques savoureuses qui me reviennent périodiquement en tête. "Écoute, confiance reconnaissance. J'écoute ce que tu me dis, j'ai confiance en ton jugement, et je reconnais mon erreur.", de dire le nouveau chum de la terrifiante Dark-Evil-In. Très fort, très très fort. La germaine qubécoise à son meilleur!

Je m'en voudrais aussi de ne pas souligner le contenu des très élaborées cartes postales que Carlos a envoyé à ses amis durant son exil canadien. "Je suis bien. Je suis loin. Je suis libre. Et j'apprends l'anglais!". Ce slogan m'est resté en tête tellement longtemps, de la même manière qu'une chanson peut me rester en tête de fâçon persistante. Plus qu'une semaine avant la suite!