28 février 2007

Qui ça? Nima Mazhari!


Ciel, j'ai eu la chance de tomber sur cette fabuleuse capsule, extraite de l'émission "Et Dieu créa Laflaque". Nima Mazhari, le conjoint de Myriam Bédard, a acquis une célébrité peu enviable: scandale du vol de toiles et exil au États-Unis pour dénoncer le "terrorisme bureaucratique" dont aurait été victime le couple Bédard-Mazhari.

Mais mon élément favori de ce téléroman surréaliste demeure indubitablement le témoignage de Myriam Bédard devant le comité des comptes publics, en 2004, dans les cadre de l'enquête sur le scandale des commandites. Elle y a affirmé que c'est Nima Mazhari qui a convaincu Jean Chrétien de ne pas impliquer le Canada dans la guerre en Irak. Littéralement tordant!

Mais revenons à la capsule de Serge Chapleau:


Qui a marché sur la Lune? Nima, Nima! Qui a inventé Micky ? Nima Mazhari!

24 février 2007

Ron Fournier, ou comment se divertir en parlant du Canadien!

Ah, ce bon vieux Ron, Ron, Ron! Comment ça va? Ah, pas pire pas pire! Ancien arbitre légendaire, qui a déjà déclaré en ondes qu’un officiel se doit d’agir en fonction de l’allure du match, il ne craint pas de soutenir une chose et son contraire, comme le fait d’ailleurs la grande majorité des « analyseux » sportifs. Les Cowboys fringants lui rendent d’ailleurs hommage à merveille dans la chanson « Salut mon Ron », tirée de l’album « Break syndical ».

Mais une chose demeure : s’il apparaît mortel d’écouter Ron (particulièrement en début de saison, quand tout va bien) il en est tout autrement lorsque la Sainte-Flanelle se trouve en période de disette. C’est alors le temps des grandes tirades du prophète, qui représentent ni plus ni moins qu’un vibrant appel à la nation (je maintiens cette affirmation, surtout en considérant l’émotivité primaire qui habite plusieurs partisans du CH à l’égard de leur équipe). Voici en vrac quelques perles de Ron, entendues au cours de la séquence de 6 défaites que le Canadien vient tout juste de connaître.

- « Markov? Il a-tu le CH tatoué sur le cœur? Non! Il va-tu l’avoir un jour? Jamais! Faque on l’échange, pis maintenant! »
- « Bob Gainey a-tu fait ses preuves? Hey, à part pas parler, y a-tu fait quelque chose pour cette équipe-là? »

Les contradictions ne sont pas à l’épreuve de Ron :

- « Le Canadien doit échanger Souray. Il devient joueur autonome sans compensation à la fin de l’été, faque on a pas le choix : tant qu’à le perdre, aussi bien d’avoir des bons jeunes pour l’avenir! »

Pour ensuite déclarer, quelques jours plus tard (et après une victoire du CH contre Colombus) :

- « Souray, tu l’échanges pas, voyons donc! On est en plein dans la course aux séries! On le perdra à la fin de la saison, mais au moins, on va avoir tout essayé pour se rendre loin! »

Mais ma séquence préférée demeure inconstestablement le « reel du Ti-Bob », un mélange inimitable de folkore et de Normand L’Amour, dans lequel Ron répète à qui mieux-mieux, sur une musique rythmée, le prénom du directeur général du Canadien.

Définitivement, à écouter (à dose homéopathique, bien entendu). Mais je vous mets au défi de ne pas être plus rieur après une écoute de Ron.

Il suffit de syntoniser CKAC 730, en semaine, à partir de 20h30. Portez aussi attention à sa propension à couper court à tout auditeur qui ne pense pas exactement comme lui!

21 février 2007

C'est le grand départ, choisissons notre capitaine!





Comme le disait si adéquatement(!) la très crédible Ève-Marie Lortie, "je pense que des élections seront enclenchées aujourd'hui". Oui, on en enclenche des élections, mais un déclenchement ferait aussi l'affaire n'est-ce pas?

Je réalise ce matin que, malgré mon intérêt prononcé pour le monde politique, il n'en demeure pas moins que je ne suis aucunement en position d'appuyer aucun des 3 principaux politiques avec un enthousiasme délirant. En anglais, ma position se résume ainsi: anybody but...
Et pour moi, le nom qui se trouve à la suite des points de suspension: Jean Charest. Opportuniste, manipulateur, condescendant, arrogant, entêté et incapable de reconnaître ses erreurs. Le Premier Ministre dirige d'une main de fer un gouvernement d'extrême centre, qui déçoit sans surprise la gauche, mais qui, de façon surprenante, mécontente également la droite. Le pouvoir d'achat des citoyens a-t-il augmenté? L'État est-il géré plus efficacement, de manière à contrôler la dette et favoriser la croissance économique? Poser la question, c'est y répondre! La gestion à la petite semaine, la création de controverses ridicules au lieu de travailler à régler les grands enjeux actuels, tels le vieillissement de la population (Suroît, écoles juives, Orford) sont autant de raisons qui font que je ne peux contribuer à la réélection de ce gouvernement. Sans compter que je ne peux supporter les tendances autocratiques de Charest; il suffit de se rappeler le traitement qu'il a réservé à Thomas Mulcair, Marc Bellemare et Pierre Paradis. La disparition de l'esprit critique chez les députés gouvernementaux, bien que compréhensible dans les circonstances, n'en demeure pas moins préoccupante. Le sort réservé aux candidats vedettes de 2003, en considérant que seul Philippe Couillard occupe un poste clé parmi ces vedettes des dernières élections, devrait faire grandement réfléchir les recrues de cette année.

Le phénomène Boisclair, maintenant... Il y a quelques années, je croyais fermement que le Ministre de l'Environnement sous Lucien Bouchard ferait un excellent chef de parti. Par après, au moment de la course au leadership du PQ, à la suite de la démission de Bernard Landry, j'étais convaincu qu'il gardait un profil bas pour ne pas que les éléments d'extrême gauche ne se braquent à outrance contre son idéologie de centre-droite. Mais depuis son élection, je suis sidéré, et pas du tout dans le sens positif du terme! Le voir s'exprimer comme dans un mauvais vaudeville me déçoit au plus haut point, quand je ne ris pas par dépit! Et surtout, il semble avoir oublié que le contenant, aussi attrayant soit-il, nécessite un contenu. Le programme du parti québécois, voté par les militants en bonne et due forme, selon les règles traditionnelles de fonctionnement du parti, peut être rejeté vulgairement de la main par le chef une fois en place, lui qui en avait pourtant chanté les louanges durant la course au leadership. Sans compter que le jugement me semble capital, et André Boisclair, frasque après frasque, semble vouloir convaincre les Québécois qu'il pour le moins imprévisible...

Finalement, Mario Dumont. Libre penseur, ennemi de la langue de bois, il n'hésite pas à sortir des sentiers battus. Après avoir passé des années à refuser de statuer sur sa position constitutionnelle, il a finalement accouché de l'autonomisme, doctrine qui consiste finalement à tolérer la fédération canadienne si cette dernière accorde des pouvoirs substantiels au Québec. Mais, défaut majeur: existe-t-il une équipe autour du jeune leader charismatique? Et surtout, va-t-il constamment changer son programme politique pour l'adapter à la saveur du mois? Certes, il a fait preuve de courage (certains diront de démagogie, c'est selon) en forçant les autres leaders politiques à se prononcer sur la question des accommodements raisonnables. Mais pourquoi appuyer la centralisation des villes il y a 4 ans pour soudainement prendre le parti des villes défusionnées du West Island? Cette propension à jouer à la girouette dans certains dossiers nuit considérablement à son image de potentiel chef d'État.


Pour qui vais-je voter? Anybody but...

18 février 2007

Le Canadien de Montréal suscite les passions, mais la modération a bien meilleur goût!

Après 6 défaites consécutives, ce qui ne s'était pas vu depuis 6 ans, je croyais que Gainey serait enfin forcé d'échanger tout le bois mort qui compose le supposé noyau dur de cette équipe: Rivet, Koivu et cie...

Le cycle se reproduit à chaque année. Le Canadien commence la saison en lion et fait mentir tous les experts. Au moment où les fans croient que tout est possible, peu après les Fêtes, les défaites s'accumulent. Par la suite, après avoir chuté au classement et, conséquemment, avoir visité le 9e ou le 10 e rang, l'équipe entre dans la folle course pour la dernière place en séries, et elle réussira probablement à se faufilier au 8e rang, à un match de la fin du calendrier. Tout ça pour se faire sortir rapidement en séries...

Alors, avant d'élever Jaroslav Halak au rang de futur-ex-sauveur, pensens-y un peu: veut-on vraiment d'une équipe ordinaire à chaque année ou devrait-on investir pour l'avenir et en récolter de beaux fruits dans quelques années? Je privilégie grandement l'option # 2.

15 février 2007

Les rois de la Pop ou les pouvoirs d'activation des mscles zygomatiques d'un quiz trash


Hilarant, absolument hilarant!

Je viens de voir l'émission "Les rois de la pop", animée par le has been en chef, soit nul autre que Pierre Marcotte, sorti tout droit des boules à mites de Canal Vox. Déjà, je débutais mon visionnement avec un fort préjugé défavorable à l'égard de l'émission. Mais quand j'ai vu la "sourdité" de l'animateur, un véritable fou-rire s'est déclenché en moi: Pierre Marcotte obligeait les candidats à répéter des réponses, qui s'avéraient être bonnes, et le temps était compté. Donc, comme il se trouvait à pénaliser indirectement (et de façon injuste) les deux équipes, le fair play était tout de même respecté!

Je n'ai jamais vu un quiz avec des concurrents qui ont autant l'air de se demander ce qu'il font là: un grand moment de télévision!

11 février 2007

Plaisirs coupables

Ah, la honte qui surgit en moi quand je réalise que j'aime une chanson que je devrais détester en temps normal! Avez-vous déjà vécu le phénomène? Aucune explicaiton rationnelle ne peut justifier de tels "déréglements" par rapport à mes goûts musicaux traditionnels. Des exemples? Sans problème!

- Crazy in love - Beyoncé Knowles
- Dragon o Tei - Ozone
- All the things she said - TATU

et la dernière en lice: Maneater, de Nelly Furtado

Quand tu aimes la même chanson que les pré-ados en ruth, c'est le temps de revenir au bon vieux AC/CD...

5 février 2007

Viande à chien, on run la shop comme je le dis!


Wow, je viens d'avoir tout un choc, là!

J'ai entrevu la réincarnation de Séraphin Poudrier à la télévision d'État pendant une quinzaine de minutes. André Drouin, alias le Dom Quichotte de Hérouville. Je trouve que "Tout le monde en parle" n'a jamais été un dîner de cons à ce point. En effet, il faut deux ingrédients au dîner de cons: un con consentant (et surtout, fort bonace!), sans oublier un hôte irrévérencieux, rôle que Guy A. Lepage s'est empressé de jouer avec plaisir.

Les sages doutent, les idiots affirment. Gors Jean comme devant, Monsieur Drouin avait trouvé toutes les solutions pour régler, sans nuance aucune, le questionnement tout à fait légitime concernant les accomodements raisonnables. Les "quand qu'à me fait ces petits maudits biscuits je sais pas trop, créole", on ne peut pas dire que la connotation employée est synonyme d'excellence de l'accueil. Le philisophe Pascal Bruckner a énoncé de façon beaucoup plus substantielle la ghettoïsation à laquelle conduit lemulticulturalisme. La crédibilité d'un porte-parole se mesure souvent à sa capacité de nuancer!

PEQ, Superbowl et Barouf

Mais diantre, quelle combinaison extraordinaire!

Un bar branché de Montréal. Un match de football palpitant. Une gang dynamique et ô combien sympathique! Comment passer une soirée plus agréable? Je ne saurais le dire, mais je tiens à vous dire à quel point je vous apprécie, chers Rouges!

-> non mais quel têteux je suis, n'est-ce pas? :p